Catégorie dans Revue de presse

Pays de la Loire. Régionales : Guillaume Garot (PS)veut rassembler la gauche

Les forces de gauche, unies derrière le député PS de la Mayenne, ont dévoilé les trois étapes de leur programme pour faire repasser la région à gauche. Sans écarter un accord éventuel avec EELV et Matthieu Orphelin.

| PHOTO PRESSE OCÉAN-PHILIPPE CORBOU

À cent jours du premier tour des régionales, le 13 juin, Guillaume Garot, désigné tête de liste par le parti socialiste, a présenté son programme ce vendredi à Nantes. Objectif affiché : faire rebasculer la Région, gérée par le PS et ses alliés de 2004 à 2015, à gauche.

Soutenu, entre autres, par Johanna Rolland, la maire PS de Nantes, et Christophe Clergeau, le leader du groupe socialiste au conseil régional, le député lavallois n’a pas annoncé de rapprochement avec la liste écologiste qui devrait être conduite par le député Matthieu Orphelin (ex-EELV, ex-LREM). Mais il n’a pas totalement écarté cette hypothèse.

« On doit se rassembler pour gagner. Mais dans la clarté et la transparence »

Guillaume Garot avait choisi la Compagnie du Café-théâtre, un symbole quand le monde culturel est en grande souffrance, pour présenter son programme, axé sur un renouvellement des pratiques politiques, une vision sociale-écologiste prononcée et sur la nécessité d’un rassemblement des forces de gauche.

On sait qu’on doit se rassembler pour gagner. On l’a dit à de multiples reprises depuis juillet. Mais il nous faut discuter dans la clarté et en toute transparence. C’est la garantie de l’efficacité. On pourra faire ce rassemblement dès que possible.

Prêt à discuter

S’appuyant sur un sondage OpinionWay qui le place en pôle position au premier tour, Matthieu Orphelin a proposé une « contrat de mandature » aux autres forces de gauche, du PS à LFI. On verra ce que nos partenaires ont à nous dire, commente Guillaume Garot. Je ne suis pas certain que leur positionnement soit aussi clair que le nôtre.

L’ancien ministre de Jean-Marc Ayrault se targue du soutien du PS, du PC, du PRG, de l’UDB, de la GDS, de la GRS, Place publique, Génération.s 44, Nouvelle donne et Liberté écologie fraternité. Emmanuel Bertrand, pour ces derniers, appelle tous les écologiques à faire le même choix. L’urgence c’est de battre la droite.

TER gratuit pour les 18-26 ans

Guillaume Garot reconnaît que tous les partenaires ne sont pas d’accords sur tous les sujets, mais il y a un consensus majoritaire qui nous fait avancer ensemble, malgré la diversité.

Parmi les premières mesures annoncées en cas de victoire aux élections, la gratuité du TER pour les 18-26 ans et un fonds anti-faillite pour les TPE et les PME doté de 40 millions d’euros pour environ 500 entreprises. On ne veut pas dépenser plus, mais dépenser mieux et construire directement avec les acteurs concernés.

Pas opposé à l’organisation d’un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, Guillaume Garot indique toutefois qu’il voterait contre, comme Johanna Rolland.

Retrouvez ici l’article de Ouest France https://cutt.ly/nziqrn0

Le projet de référendum sur l’environnement commence à faire débat chez les députés

En commission des lois et en commission du développement durable, les députés ont discuté du sujet cette semaine. Avec des avis bien tranchés. Le texte arrivera dans l’hémicycle début mars.

Un climat… divisé ! Trois semaines avant la présentation à l’Assemblée nationale du projet de loi intégrant la préservation de l’environnement dans la Constitution, plusieurs députés ont échangé sur le sujet cette semaine, tant en commission des lois qu’en commission du développement durable. Des propos vifs parfois, des opinions divergentes, laissant présager des débats très animés dans l’hémicycle les 9 et 10 mars. Avant un éventuel référendum d’ici à quelques mois.

Ce qui est en jeu ici, insiste Laurence Maillart-Méhaignerie (LREM, Ille-et-Vilaine), c’est de faire de l’environnement et des enjeux climatiques « de véritables objets juridiques, créateurs de droits et de devoirs ». Il y a urgence à agir, insiste Pieyre-Alexandre Anglade (LREM, Français de l’étranger). « Nous voulons garantir la préservation de l’environnement et de la diversité biologique, et lutter contre le dérèglement climatique. Autant de verbes qui engagent. La France sera l’un des premiers pays au monde à inscrire la lutte contre le dérèglement climatique dans sa Constitution. »

De son côté, Christophe Arend (LREM, Moselle) explique que « ce projet de loi va plus loin et est plus précis » que la Charte de l’environnement de 2005. « Mais il nécessitera des mesures législatives et réglementaires complémentaires, avec des objectifs quantifiables à atteindre ».

« Inutile et dangereux »
Un enthousiasme auquel ne souscrit pas Julien Aubert (LR, Vaucluse). D’après lui, ce projet de loi est « inutile, le droit existant accordant déjà une place importante à l’environnement. Ce texte est également dangereux parce que les deux verbes garantir et lutter imposent une obligation de résultats. La formulation est à revoir. Le Conseil d’État le demande aussi ».

Ce scepticisme, François-Michel Lambert (Libertés et territoires, Bouches-du-Rhône) le partage à son tour, mais pour d’autres raisons. Lui, doute de l’impact d’une telle aventure législative. « Si elle aboutit, combien d’économie de gaz à effet de serre permettra-t-elle ? Quel bénéfice en attendre pour le climat et la biodiversité ? Ne camoufle-t-elle pas d’autres renoncements en matière environnementale ? » Le député n’hésite pas à parler de « manœuvre politique » de la majorité présidentielle. Une opinion qui serait partagée par 64 % des Français, selon un sondage Ifop du 20 janvier 2021.

Yves-Marie ROBIN.Publié le 18/02/2021 à 19h01

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François-Michel Lambert. vaccination : Une mauvaise maîtrise des données questionne sur la maîtrise logistique

Une mauvaise maîtrise des données questionne sur la maîtrise logistique

François-Michel Lambert, député (Liberté Écologie Fraternité) des Bouches-du-Rhône réagit à la publication d’un tableau de suivi de la vaccination arrêté au 9 février 2021. Pour lui, trois erreurs apparaissent. Il avance : « Dans le document « Centres ouverts au public » les chiffres ne se recoupent pas. Il est indiqué un total de 12 219 vaccinations pour 1 780 de Moderna et 10 509 de Pfizer… Dans le document « Statistiques » il est indiqué un taux d’utilisation des doses de « 126,51% » = sur 100 doses disponibles 126,51 injections ont été réalisées.

Comment expliquer cette prouesse ? Est-ce du fait de la fameuse « 6e dose ». Dans ce cas quel est le véritable objectif à atteindre ? Il ne peut y avoir un objectif supérieur à 100%.

Dans cette même feuille le graphique qui traduit la vaccination cumulée, il est extraordinaire de constater que le 7 février le chiffre donné est inférieur à celui du 6 février. Cumulé veut dire que le lendemain il y en a autant ou plus que la veille ».

L’État ne met pas encore tous les moyens nécessaires

François-Michel Lambert poursuit : « Ces erreurs peuvent sembler anecdotiques, elles traduisent surtout le fait que l’État ne met pas encore tous les moyens nécessaires pour une campagne de vaccinations la plus efficace.

Cette mauvaise maîtrise des données de la campagne de vaccination questionne sur la maîtrise logistique de la campagne. Est-ce que les services de l’État, préfecture et ARS, disposent de suffisamment de moyens humains, notamment en expertise logistique ? Je rappelle que notre région, notre métropole dispose d’un des centres de recherches en logistique les plus importants d’Europe, le CRET-Log.

Est-ce que les chercheurs et experts du CRET-Log ont été sollicités ? Associés ? Y a-t-il possibilité de les mobiliser eux et leurs équipes de recherches ?

Nous sommes en guerre contre un virus qui a mis à genoux nos pays, tués nos proches, pour gagner cette guerre nous devons engager toutes les forces disponibles. Sans délai ».

https://cutt.ly/CkNj0UP